.....................Prologue.
Fichue rencontre, qui n'est autre qu'un contact commun entre le Paradis et l'Enfer. Eux l'Enfer. Lui le Paradis. Deux mondes totalement opposés, qui ont réussit à être réunis un même soir. Vous ne connaissez pas ce proverbe, qui dit que tout est lié ? Elle, elle n'en croyait pas un mot. Que tout n'était que mensonge.
Cette ruelle déserte, en pleine nuit, dans une ville qui est pourtant réputée pour être autant peuplée en journée que lorsque la lune est au centre du ciel. Il rentre tout juste d'une soirée assez sympa, chez un ami, alors qu'il venait de jouer un concert dans un petit appartement du quartier. Et n'habitant qu'à environs vingt bonnes minutes de chez lui à pieds, il avait décidé qu'il ne prendrait pas sa voiture. Il a toujours adoré sentir le vent frais de trois heures du matin fouetter son visage et faire ballader ses mèches de cheveux dans tous les sens. Sauf que soir, il y aura plus que ses cheveux qui bougeront sans aucunes raisons.
Des bruits étranges dans un coin précis. La peur. C'est le premier sentiment qu'il ressent, lorsqu'il entend ces sons, qui arrivent d'une façon étrange à ses oreilles. Il avance. Doucement, puis rapidement lorsqu'il comprend que quelque chose ne va pas dans tout ça. Il n'y a aucuns lampadaires ici. Rien. Juste quelques poubelles à moitié vidées par les clochards. Personne ne peut habiter ici, même s'ils sont réduits à vivre comme un mendiant dans la rue. C'est sale, malsain, aucun amour propre à donner. Les bruits se rapprochent. Il court maintenant. Il ne sent même plus le vent, pour qui il attache une importance particulière. Seulement le son que font ses chaussures avant de s'arrêter à un endroit bien précis. Un endroit ou le mot désastre serait la seule chose que l'on pourrait prononcer ...Une jeune fille. Trois homme. Il ne voit pas bien, mais il juregerait qu'elle soit un peu plus jeune que lui. Les autres doivent avoir son âge. En un instant, tout s'arrête, tous les regards se rencontrent. Aucunes paroles, aucuns mouvements. C'est comme si tout passait par leurs propres ombres. Il entend qu'elle pleure. En silence. L'un des trois avance, suivit de très près par les autres. Les rayons de la Lune illuminent un peu leurs visages. Un peu de sang est étalé sur leurs joues ingrates et rougies.Un tente de cacher un couteau suisse dans la main, assez bien amoché.
Celui qui doit sans doute être le leader lui aggripe le bras. Il ne riposte pas. Il est trop omnibulé par cette personne qui a l'air dévasté et complètement à l'abandon du Monde entier.
« Allez vous plaindre aux flics, et je vous promets que vous ne serez pas déçus ...Vraiment. »
C'est ensuite, suivit par ses deux acolytes, qu'ils commencent à partir. Sauf qu'il en a décidé autrement. Il ne veut pas laisser des fous briser encore des vies. Il en attrape un par le poignet. Frappe, frappe ...Les larmes coulent sur ses joues, il ne comprend même pas ce qu'il lui arrive. Ce fameux couteau suisse qui ressort de sa cachette. Un coup. Deux coups. Un assaut final. C'est elle qui hurle maintenant. Les murs sont tapissés de leur violence, leur haine, leur sang. Le sien. Qui se répand sur son tee-shirt. Sa main, qui tente de fermer la blessure. Des rires se font entendre. La même voix qu'avant prend encore une fois la parole.
« Je t'avais dit de rester calme. Maintenant, vous allez tous les deux crever dans cet endroit. Toi le premier. »
La dernière chose qu'il entend avant de sombrer dans un trou noir parfois sans issues, ce sont leurs pas, mais surtout les siens. Ces petits pas appeurés et terrifiés en s'approchant de lui. C'est son seul souvenir. Puis tout est allé très vite. Des policiers sont arrivés pour une raison qu'elle ne connait pas encore. Lui s'est endormi, pour peut-être ne jamais se réveiller. Ils sont tout de suite transportés à l'hôpital le plus proche. Elle pleure, elle tremble. Elle a peur pour lui. Qu'il n'ouvre plus jamais ses yeux. Qu'elle ne puisse jamais le remercier. Vraiment. Elle est de suite transportée dans une salle psychologique. Ses parents ne sont pas là, pas pour le moment. Lui est parti directement en urgence, dans une salle d'opération. Les médias ont tout su en un seul clin d'oeil. Ils en savent même plus qu'elle, pauvre victime qu'elle est devenue.
« Dans la nuit, dans un quartier d'Orléans, les policiers ont été alertés par des habitants, par un bruit provenant d'un endroit encore mystérieux. Ayant vite trouvé le lieu à problèmes, ils trouvèrent rapidement les faits : Une jeune fille, qui après plusieurs analyses et l'avis des psychologues de l'hôpital, à été violée, mais aussi un jeune homme, qui n'a sans doutes aucuns liens avec l'histoire, tombé par hasard dans la rue, a voulut rectifier le tir, pour tenter de venger et ainsi « punir » les agresseurs -La victime, dont le nom ne sera pas publié, nous a dit qu'ils étaient trois-. Ce garçon est, au moment où je vous parle, entre la vie et la mort. Les chirurgiens sont encore en pleine opération pour le maintenir en vie. Mais ce n'est pas tout ; En effet, après plusieurs doutes et quelques analyses, nous avons la preuve formelle qu'il s'agit du batteur Jeff Aubric, du groupe francophone Frenchy Sucks, en pleine expansion à travers la France pour leur son dur et pur. Très vite avertis, plusieurs fans, en deuil, attendent depuis quelques heures maintenant devant la porte de l'hôpital. »
.....................Fin du Prologue.